vendredi 10 mars 2017

« Et puis c’est une question d’éducation aussi. »

Je reviens une nouvelle fois sur la pointe des pieds ici... pour publier un article qui est dans mes brouillons depuis quelques mois déjà. Il parle d'un sujet important, qui revient encore une fois en force dans notre quotidien depuis début 2017.... si jamais il trouve un écho...
 
 
Je suis restée silencieuse.

Une conversation sur une terrasse par une chaude soirée de juillet, entre mères, à l’occasion d’une réunion de famille.
Nous étions 5. 4 d’entre nous déjà mères, l’une en devenir.

Le sujet du sommeil et des nuits hachées est vite venu. J’ai écouté 3 femmes rassurer la 4ème.
« Non mais ne t’inquiète pas, ils dorment vite »
« Le mien, à 3 semaines, il dormait déjà 8h d’affilée. Et là, à 5 mois, il fait des nuits de 12-13h ».
« La mienne – 6 mois- est un peu pénible en soirée, jusqu’à 23h. Mais après, on est tranquilles jusqu’à 9-10h le lendemain ».
« Et puis c’est une question d’éducation aussi.» lâché négligemment par la plus expérimentée (4 enfants au compteur)

J’ai essayé de murmurer : « ça peut varier d’un enfant à l’autre, tu sais…. »
Mais pourquoi en dire plus ? Pourquoi inquiéter une future jeune maman?
La peur d’être jugée peut-être ? Elle m’a fait mal cette dernière phrase, mine de rien….

La vérité c’est que c’est un sujet particulièrement sensible pour moi, le sommeil.
Ma fille aînée a commencé à dormir correctement vers ses 3 mois.
Elle se réveillait encore fréquemment lors de poussées dentaires ou de maladies enfantines jusque vers 18 mois.
Elle n’a jamais fait de grasse matinée par contre. Réveil vers 7h, plus ou moins 20 minutes, tous les jours.
Plutôt correct de mon point de vue.

Ma fille cadette, c’est une toute autre histoire. Reflux, asthme, que sais-je encore… les pires nuits de ma vie.
Réveillée 10/12 fois dans la nuit jusqu’à ses 6 mois. Parfois des nuits blanches entières.
Puis des réveils qui s’espacent un peu, 4/5 fois par nuit, jusqu’à ses 18 mois / 2 ans.
Et puis encore 2 fois par nuit, jusqu’à 2 ans et demi.
Et les rares nuits où elle dormait, on regardait le plafond à 00h07 / 2h45 / 4h12 car notre cerveau avait enregistré ce rythme de folie.
Et le réveil qui sonne malgré tout, tous les jours, à 6h45 pour aller bosser.

Quand je repense à cette époque, c’est quasi le trou noir dans mes souvenirs tellement j’étais épuisée.

Si je farfouille très loin dans ma mémoire, je me rappelle que je me levais en pleurant, que j’avais envie de taper ma tête contre les murs, que je me sentais la plus nulle du monde à ne pas comprendre pourquoi elle ne dormait pas, que je la berçais des nuits entières, qu’elle se réveillait 5 minutes après que je l’ai posée, que je m’endormais parfois en la berçant dans le fauteuil… Je me suis sentie au bord d’un précipice pendant des mois, des années. Le précipice de la folie.

Oui, la privation de sommeil, ça rend fou.
Et peu de gens le comprennent.

Si vous lâchez négligemment à vos collègues que votre enfant ne fait pas ses nuits, préparez-vous à des jugements sans appel.

« Tu lui as donné de mauvaises habitudes ». « Tu lui transmets ton stress ». Et j’en passe. (Notez bien que c’est presque toujours dirigé vers la mère… tout est toujours de la faute de la mère. Notez aussi que j’écris ce récit à la première personne mais son père a traversé la même chose et se levait la nuit autant que moi, voire plus à une certaine période.)

Viennent ensuite les bons conseils.

«  T’as essayé de la laisser pleurer ? » Oui, à un moment donné, on a essayé ça aussi (et elle pleurait pendant des heures sans jamais s’arrêter).
«  T’as consulté / essayé l’ostéo / la discussion droit dans les yeux / le sirop aux plantes / le micro-kiné / la veilleuse machin-truc,»  etc. etc. etc.

Oh que oui, on en a essayé des choses… le désespoir rend très créatif.

A l’âge de 2 ans et demi, il y a eu une accalmie. On y a cru si fort. Enfin, ENFIN !
Après une période de repos salvateur, ce 3ème enfant, qu’on avait oublié dans toute cette fatigue, est revenu dans nos envies.
« Ne nous habituons pas trop à redormir », disait mon chéri, « ou nous ne l’aurons jamais parmi nous. »
Leur frère a été conçu dès le 1er mois d’essai (ça n’était jamais arrivé que ce soit si rapide).
Heureusement dans un sens car dès le tout début de ma grossesse, sa sœur a de nouveau cessé de dormir.
L’accalmie aura duré 3 mois. Juste le temps de ne pas devenir complètement fous et d’agrandir la famille.
On est repartis pour 9 mois avec 2 réveils par nuit en moyenne.
Ma grossesse a été marquée en partie par l’angoisse de devoir gérer 2 enfants insomniaques la nuit.
Mais depuis cet heureux jour où son frère est né, elle dort. Enfin, pour de bon, de vraies nuits.
Elle avait 3 ans et demi. Ma fille cadette a donc « fait ses nuits », de façon durable, à 3 ans et demi.

Mon fils dort mieux que sa sœur, c’est indéniable. Mais ça ne fait que 2 semaines – croisez les doigts pour nous- qu’il enchaîne les nuits complètes. Il a 20 mois.
20 mois + 3 ans et demi, je vous laisse faire le compte…
 

Alors voilà, je n’ai rien dit ce soir-là… mais j’y reviens 4 mois plus tard car j’aurais sans doute dû parler à voix haute.
« Oui, c’est variable, un enfant ne ressemble pas à un autre. »
Même si on fait pareil, le rituel du coucher, l’ambiance tamisée, la chanson du soir, la chambre fraîche, le doudou et la veilleuse… il n’y a pas de recette miracle.
J’aurais dû le dire.

« Non, ce n’est pas si inhabituel que cela de ne pas faire ses nuits passés 6 mois »
« Et ne t’enferme pas dans la solitude si le sommeil est difficile »

En parler ça fait du bien. En rire est carrément salvateur
 
 
 
J’aurais dû le dire.

Dire que le sommeil, ça fait tout. Ca fait la forme, le moral, la patience, l’envie, la vie.
Le sommeil, c’est la vie.
La privation de sommeil vous plonge dans un désespoir que ne soupçonneront jamais les heureux parents qui dorment (et tant mieux pour eux !).

Je vais oser poser ici ce que je n’ai, je crois, jamais confié à quiconque.
La privation de sommeil m’a transformée en zombie. Ce n’était pas juste un visage pâle et des cernes.
J’ai vécu des jours avec cette impression que toute énergie m’avait quitté, qu’il ne me restait plus aucune étincelle de vie, que j’étais à sec, vidée.
A moitié morte de l’intérieur aussi.
Dans ces périodes critiques là, au creux de la nuit, avec le réveil nocturne de trop vient aussi vous frôler l’idée d’en finir tout à fait.

Ils m’ont sauvée chaque jour.
Les regarder vivre, les voir sourire, grandir…
Chaque jour, ils rallumaient le feu, qui me réchauffait de l’intérieur et me maintenait jusqu’au soir.
Ils m’ont gardée en vie, là, tout au bord du précipice.

J’aurais dû le dire.
Le sommeil et l’amour, c’est la vie.

mardi 6 décembre 2016

La meilleure journée, c’est demain.

Ca a démarré comme une soirée plutôt classique.

Un de ces bons rendez-vous médicaux des familles, où tu arrives avec une forte suspicion de début de bronchiolite (renforcée par la moitié de la crèche déjà atteinte) et où tu repars avec un diagnostic de virus laryngé accompagné d’une double otite bien cognée. Bref, une de ces consultations dont mes enfants ont le secret.

Rien de bien méchant en somme. En sortant, j’avais même envie de raconter une anecdote sur Instagram à base de « tu sais que ton fils passe trop de temps chez le médecin quand il commence à l’appeler… Tonton » (véridique) et je cherchais quelle image pourrait illustrer notre fou rire du soir.

Mais il faut d’abord passer par la case pharmacie.

Je saute de la voiture et déchante en ouvrant le coffre : la poussette canne est restée dans l’autre voiture, celle que nous utilisons pour nos virées familiales du week-end.
Connaissant la tendance touche-à-tout de mon p’tit cassis de 21 mois, je suis loin d’être emballée. 
Je porte ses 12.6kg à l’intérieur, où patientent une bonne demi-douzaine de clients. Les 5 premières minutes se passent bien, il ne cherche pas à descendre (et j’ai mal aux bras).
Il me lance des œillades charmeuses en désignant la petite table du coin jeux. J’ignore superbement une minute supplémentaire.
Mais j’ai mal aux bras.

Je le laisse finalement y aller, c’est mon tour de passer de toutes façons, ça devrait aller vite. Je tends l’ordonnance et la carte vitale tout en gardant un œil sur mon mignon… qui l’est resté 3 minutes supplémentaires.
Et puis il a vu l’aquarium, ce fichu aquarium.
Et tout a dégénéré.

Je lui interdis d’y aller (mais pourquoi diable cet aquarium est-il positionné près de la porte et donc du parking ?) et mon mignon se transforme en démon possédé par le Terrible Two.
Je temporise et je fais diversion. Nous avons donc détaillé l’affiche d’Ociloccocinum par le menu.
« oh là, il y a le papa »
« oh il porte son petit garçon ! »
« et là, c’est qui ? la maman ! »
Bref, je me demande où la pharmacienne est allée chercher le doliprane et l’orelox, ça me paraît interminable.
Le petit gigote dans mes bras mais dès que je le pose, il part dans tous les sens, je le récupère.
Il n’en peut plus, il se débat dans mes bras comme un beau diable, et attrape mes lunettes.
Je m’entends dire « rends moi mes lunettes » tout en pestant intérieurement contre la pharmacienne de prendre autant de temps.
Il tend le bras et les lâche.

Au petit « poc » qu’elles font en tombant, je sais qu’elles sont cassées.
Au petit « poc » qu’elles font en tombant, il sait qu’il a fait une grosse bêtise et il ne gigote plus.

Je peux le poser à mes pieds sans crainte qu’il ne se sauve, me draper dans ma dignité et chercher à 4 pattes sur le sol mes yeux (je ne vois RIEN sans mes lunettes – astigmate, hypermétrope, amblyope opérée tardivement d’un strabisme).
Je repère assez vite la monture, elle est cassée et il manque un verre. Je tâtonne autour du comptoir pour le retrouver (notez bien qu’aucune personne aux alentours n’a bougé pour m’aider).
C’est ce moment bien glamour que la pharmacienne a choisi pour faire son retour.
Je fourre en vitesse le verre dans la poche de mon manteau en me redressant. A travers ma vision floue, je distingue malgré tout le regard apitoyé qu’elle pose sur la mère dépassée par ses mômes que je suis. Je suis rouge écrevisse et j’essaie d’ignorer que les 8 autres clients de l’officine doivent porter sur moi le même regard à cet instant. 
Je récupère les précieux flacons, et me dirige droit vers la porte sans me retourner, mon p’tit cassis redevenu angelot sous le bras. 


Je mets le pilotage automatique pour retrouver les filles et lancer la routine du soir.
Je questionne sur la journée et je fais réviser l’autodictée tout en cherchant la carte de visite de l’opticien.
Je mets le couvert et fais chauffer la soupe et les gnocchis (grande gastronomie des soirs bousculés…), le téléphone collé à l’oreille à conter le destin tragique de cette paire de lunettes achetée il y a 2 mois à M. Atol.
On convient d’un RDV rapide, je raccroche et installe tout le monde à table.
Grand Amour rentre au moment où je verse la première louche de soupe.

Je lui fais le compte rendu de ma soirée en déposant la première assiette de soupe devant la Groseille.
La Framboise nous interrompt pour demander si « c’est de la soupe aux carottes ? » Cette enfant pose cette même et exacte question à CHAQUE fois qu’on mange de la soupe. Je lui jette un regard légèrement exaspéré pour qu’elle trouve la réponse toute seule.
Je lui tends son assiette, elle l’attrape et la ramène brusquement vers elle.

Hurlements.
C’est chaud, ça brûle.
Je la monte en 4ème vitesse sous la douche.

Là, assise sur le rebord de la baignoire à arroser sa cuisse rosie, les pensées se bousculent « pourquoi j’ai pas mis les bols au lieu des assiettes à soupe ? je l’ai faite trop chauffer !! y’a du monde aux urgences un lundi soir ? mais pourquoi elle ne fait pas plus attention (le mois dernier, cette même enfant s’est ouvert la pommette en se prenant un poteau qu’elle n’a pas vu, trop occupée qu’elle était à discuter avec sa copine), ils vont finir par nous coller un signalement aux urgences s’ils nous voient revenir tous les mois… mais pourquoi j’ai pas mis les bols aussi ??? »

Je ne me suis rendue compte que les larmes coulaient toutes seules qu’au regard suspicieux et contrit que ma fille aînée me lançait depuis le centre de la baignoire.
« Tu sais Maman, ce n’est pas de ta faute, tu l’avais lâchée l’assiette, c’est moi qui l’ai renversée ».
Elle n’avait plus mal, sa cuisse était encore un peu rouge, on l’a tartinée au gel d’aloé véra avant de retourner à nos assiettes de soupe froide. 

J’essuie une dernière larme en m’asseyant lourdement sur ma chaise. 

C’est là que la Groseille, souffrant d’une incapacité chronique à rester assise sur sa chaise lors des repas, se lève et se colle à mon épaule. 

« On dirait bien que ce n’est pas ta meilleure journée, hein, Maman ? »
Sourire.

« Oui, on dirait bien. »
Sourire

« Tu sais quoi ? On n’a qu’à dire que ce sera demain, ta meilleure journée ! ».
Sourire

« Oui, faisons donc ça ma puce». 

C’était la leçon de philosophie de la Groseille, 5 ans, coach de vie, qui conjure les soirées pourries pour les rendre tendres et jolies, vous rend le sourire comme personne et vous retourne un bad karma en moins de 2.
Et en plus, vous inspire pour bloguer.

Voilà. La meilleure journée, c’est demain… enfin aujourd’hui (parce qu’après toutes ces émotions, je me suis couchée avec les poules).


jeudi 17 novembre 2016

Le souffle coupé

Lundi, pour la première fois de ma vie, j’ai consulté un psy (je ne m’étendrai pas sur les raisons du pourquoi du comment.)
Et depuis, certaines de ses paroles « infusent » (c’est habituel en ce qui me concerne, je percute rarement de façon immédiate).

Elle m’a demandé si je m’accordais « des respirations ».
« Hum… c’est-à-dire ? »
« Des pauses… j’aime les appeler « des respirations ». »

Sur le coup, j’ai trouvé cette formulation un peu étrange.
Pour moi, une respiration ne se calcule pas, c’est instinctif.
On n’y réfléchit pas. C’est tout le contraire de ces pauses qu’on évoquait.
S’il y a bien quelque chose que je calcule et planifie, ce sont ces instants pour moi, pour nous.
C’est réfléchi et organisé.
        45 minutes de sport entre midi et deux le mardi
C’est synchronisé.
        Je prends RDV chez le coiffeur un jour où je suis en RTT, les filles à l’école, le petit à la crèche.
C’est prévu.

        Le ciné en amoureux, c’est quand les filles sont en vacances chez Papi et le p’tit cassis pour une soirée chez Mamie. C’est l’occasion ou jamais. Et tant pis si finalement ce soir-là, j’aurais préféré faire relâche en pyjama sur le canap’ après une journée difficile au bureau. 

Bref, elle m’a parue étrange cette expression pour une chose tout sauf spontanée, très loin d’être un réflexe, qu’est le petit moment à soi d’une mère de famille.

Mais depuis, ça infuse.
Il m’arrive de dire que je suis en apnée, pressée par le quotidien. Que j’ai besoin de souffler.
Les mots ont leur importance… c’est peut-être bien une histoire de respiration.
Et à bien y réfléchir, je me rends compte maintenant que ça fait des mois que j’ai le souffle coupé.

L’opération bol d’air commence ici.
Je réinvestis le blog et je respire à plein poumons.


lundi 17 octobre 2016

Sur la pointe des pieds...

Je n’ai toujours pas réussi à démêler cet étrange paradoxe décrit ici.

J’aime écrire sur ce blog. J’y consigne des petites histoires que je veux garder en mémoire, j’y étale mes états d’âme, je confie même ici quelques errances que je ne confie à personne ou presque « dans la vraie vie ».
Toutes ces lignes sont en accès libre, c’est mon journal à ciel ouvert, un petit cadeau à moi-même.
Et ce cadeau qui m’est précieux, je n’en parle à personne « dans la vraie vie ».

Quand mon compte Instagram, avec l’adresse de ce blog indiquée en toute transparence en profil, a été découvert par des proches, j’ai cru que mes 2 mondes parallèles s’étaient rejoints.
Et je suis paralysée du blog depuis.
L’idée même que des proches pourraient lire les lignes que j’offre à de parfaits inconnus me bloque toute envie de publier.
Non pas que j’y fasse de terribles révélations…
Mais ma liberté de cultiver un petit jardin secret s’est envolée je crois. Et j’en suis triste. Et elle me manque cette liberté.

Les mots me viennent assez naturellement quand je les pose ici.
Dans la vraie vie, je me prends souvent les pieds dans le tapis quand je m’adresse aux autres. Je ne suis jamais sûre d’avoir réussi à faire passer le message que je souhaitais délivrer.
Je doute. Trop.
Bref, le psy de comptoir qui sommeille en moi vous dirait sans doute que ce blog était un bon moyen de soigner mon asociabilité innée.

J’hésite à tout reprendre à zéro ailleurs.
Ou à assumer clairement.
A bientôt 35 ans, il serait peut-être temps d’être à l’aise dans sa propre vie?

Pour résumer ce billet décousu : après un an de sommeil, il se pourrait que ce blog se réveille.
En attendant le déclic du 1er billet (que dire, après tant d’absence ?), j’alimente toujours mon compte Instagram.
Si le cœur vous en dit….

vendredi 9 octobre 2015

Apercevoir la lumière

Respirer un bon coup et se lancer.
Après tout, on le savait qu’il serait difficile ce mois de septembre. On ne s’était pas trompés. Il a même débordé sur les premiers jours d’octobre.
La « véritable » reprise du travail. Un nouveau poste, avec tout ou presque à apprendre. Une équipe à apprivoiser, pas forcément docile.
La rentrée de mes « grandes » filles. Le CP, la moyenne section, 2 écoles différentes, de nouveaux repères à prendre.
L’adaptation à la crèche du tout petit, attendue, mais qui rajoute de l’organisation à un quotidien bien chargé.


Il y a eu de la tension, des matins explosifs, quelques nuits infernales.
Il y a eu des doutes, des questions, des interrogations.
Des « vais-je y arriver ? »
Des « à quoi bon » ?

Des "j'en peux plus"
Des loupés, des oublis, des envies de tout envoyer valser.

Mais aussi de la fierté.
De la voir déchiffrer ses premiers mots.
De la voir enfin avoir ses amis à elle et pas ceux de sa sœur.
De le voir si sociable.
De me voir tenir bon, malgré tout.
De constater que nous savons tous deux que c’est notre couple qui trinque , dernière roue du carrosse, mais constater que nous avons envie, nous avons hâte, de nous retrouver.

Il y a eu de la joie, des anniversaires fêtés, des réunions de chantier prometteuses.
Ce cœur qui explose quand je les regarde, tous les trois.

Elle est là cette toute petite lueur au bout du tunnel que nous avons traversé en apnée.
Le rythme est imprimé, les repères se dessinent.

La rentrée est ENFIN derrière nous, presque 6 semaines plus tard.

mardi 25 août 2015

Ta tête sur mon épaule

C'était juste après la tétée du soir, dans la pénombre de la chambre.
D'ordinaire tu t'assoupis et je te dépose, repu, dans ton lit, juste avant que tu ne fermes les yeux.
Ce soir là, tu n'avais pas sommeil, tu étais curieux des ombres sur les murs. Tu tournais et retournais la tête pour tout voir, en babillant joyeusement.
Je t'ai relevé contre moi et tu as posé ta tête sur mon épaule.
J'ai caressé ton crâne pelé et plongé dans ton cou.
Je me suis délectée de ton odeur, mêlée à celle du lait et du savon.
Dans ton cou, j'oublie tout.
Evaporées les nuits hachées, la reprise du travail, les petites contrariétés.
Nous sommes restés ainsi de précieuses secondes.
Tu as relevé ta tête pour plonger ton regard dans le mien, ton sourire ravageur aux lèvres.
Tu savais ce que tu avais fait.
Ton premier câlin.

Je l'ai gravé bien fort dans ma mémoire. J'espère que je n'oublierai jamais ces yeux pétillants, ce sourire charmeur, cette pépite de premier câlin, quelques jours avant tes 6 mois.
Bientôt une demi-année que tu nous as rejoints. C'est si peu et tellement à la fois.
La vie sans toi nous paraît si loin alors que tu es encore si petit.
Je ne vois qu'une seule explication à cette contorsion du temps et des souvenirs : tu manquais à nos vies.

Ce soir-là, tu n'as pas été avare de "premières fois", puisque tu ne t'es pas assoupi en tétant.
Tu t'es blotti à nouveau contre moi, et tu t'es endormi, le nez dans ton doudou, ta tête sur mon épaule.




dimanche 16 août 2015

Incognito

Je l'étais il y a encore quelques semaines.
Presque 3 ans de blog et 1 an d'Instagram sans que personne au sein de mon entourage ne sache rien de ma vie virtuelle.
Grand Amour a toujours été au courant bien sûr, mais il n'a jamais ressenti le besoin de venir me lire ou de parcourir mon compte IG.
Grand fan de photo, je l'ai initié à Instagram il y a 2 mois, et ça a été le début de la fin de mon anonymat.
Jolie Nièce est une ado désormais, elle a eu vite fait de dénicher mon compte en regardant d'un peu plus près les abonnés et mentions "j'aime" de son oncle.
Elle en a parlé... ça s'est su et voilà : j'ai de nouveaux abonnés pas du tout inconnus.

Au début, je me suis dit "et alors?", je n'ai rien à cacher après tout.
Puis certains se sont créé des comptes instagram tous neufs, sans publication aucune.
Juste pour s'abonner, sans commenter, sans aimer aucun cliché.
Juste pour voir.
Voir.
Et finir par envoyer des SMS à Grand Amour à propos de mes publications.
Le début de la fin quoi.

J'ai du mal à dire exactement en quoi cela me gêne. Après tout, c'est le jeu d'internet et d'Instagram, cette petite part de voyeurisme.
Pourquoi suis-je plus gênée que des personnes proches voient ces petits morceaux de vie que je donne à voir alors que je m'expose à des inconnus?
L'impression d'avoir perdu une certaine liberté peut-être ?
Je n'ai pas encore mis le doigt dessus.
Le temps d'y voir plus clair, je crois que je vais mettre encore un peu plus ce blog en pause.

Ecrire ici me manque déjà...
Le p'tit cassis fait des nuits d'enfer depuis que j'ai repris le travail, la fatigue prend doucement le dessus... c'est dur.
Bref, je démêle tout ça et j'espère revenir vite.








lundi 27 juillet 2015

La sanction - bis repetita

Je vous avais déjà un peu parlé de la sanction qui avait suivi l’annonce de ma grossesse au travail.

Pour résumer : un mois après l’annonce de ma grossesse, sous le couvert d’une « réorganisation », on m’avait forcée à accepter un autre poste (bien moins intéressant) (et accessoirement donné mon poste, soi disant remodelé, à une collègue !).

Avant mon départ en congé maternité, j’ai donc passé le relai sur ce « nouveau » poste à peine effleuré à une autre collègue dans un contexte très chaotique de démissions dans le service…

Aucune nouvelle de ma hiérarchie pendant mon congé (hormis pour me faire signer – en antidatant bien sûr - un avenant à mon contrat de travail et une revue expresse par téléphone de mes « objectifs 2014-2015 » – j’ai obtenu 90% de mes objectifs annuels pour 75% de présence sur la période – entretien négatif donc. Hum. Passons).

J’apprends tout de même entre temps que la collègue qui a pris mon ancien poste assure EXACTEMENT les mêmes missions que moi.
Donc point de réorganisation / remodelage de postes dans les faits.

Un mois avant mon retour de congé, mon directeur (N+2) m’appelle pour me convoquer à un entretien avec les ressources humaines. J’appelle mon chef direct pour en savoir un peu plus, il ne veut pas lâcher le morceau… Je passe donc 10 jours avant l’entretien à me demander si je vais être virée ou non…. Sympathique ambiance….

Et vous savez quoi ? : BIS REPETITA (même pas peur !)

La collègue qui m’a remplacée sur mon « nouveau » poste a trop bien fait son travail. Le directeur a donc décidé de lui filer définitivement le job !
Et moi ?
Je récupère ce qu'il reste (celui qu’elle avait avant de me remplacer).

Alors bien sûr, ils y ont mis les formes pour ne pas se faire pincer légalement parlant.
Soi-disant qu’ils changent de nouveau l’organisation bla bla bla… ils suppriment mon poste et en créent un nouveau – qu’ils lui proposent à elle, pas à moi.
Et là, le passage d’anthologie de l’entretien :


«parce que, tu comprends, je ne veux plus travailler en direct avec toi »

J’ai cru que les yeux de la responsable des RH allaient lui sortir de la tête.
Elle a repris la main pour « polisser » le discours.


« Non en fait, tu comprends, c’est qu’on ne voudrait pas te faire évoluer trop vite, ce poste a plus d’envergure, etc. »
Soyons clairs : les missions de ce nouveau poste sont EXACTEMENT les mêmes, ils en ont juste modifié le titre.
Et pour finir ils me « proposent » le seul poste vacant qui reste dans l’entreprise – celui qu’elle avait avant.
« Tu nous diras si tu acceptes notre proposition ? »
"Ah ah ah… il se passe quoi si je refuse ?"

Voilà, voilà… c’est ça la vraie vie du monde du travail en 2015 quand votre directeur voit comme une trahison le fait que vous fassiez un 3ème enfant.
(NDLR : quand il m’a embauchée, j’en avais déjà 2, il pensait être tranquille !
NDLR 2 : il a lui-même 3 enfants, bien sûr ! )

Mme LTLP, heureuse comme c’est pas permis d’avoir 3 enfants,
pion interchangeable dans l’organisation de son entreprise,
qui joue activement au Loto depuis la naissance du p’tit Cassis


vendredi 24 juillet 2015

Allaitement et travail : ça swingue !

J'ai allaité tous mes enfants, j'allaite toujours mon petit dernier de bientôt 5 mois.
Et j’ai repris le travail depuis 10 jours.

Comme pour ses soeurs, j’essaye de poursuivre l'allaitement malgré ma reprise.
Car oui, c'est possible d'allaiter et de travailler. Mais ça demande beaucoup d'organisation ET d'énergie.
Il faut un minimum d’équipement aussi (attention, ce qui suit peut choquer les lecteurs allergiques au principe de vache laitière :-) ).

En clair, le tire-lait est mon ami. Enfin, c’est plutôt « je t’aime moi non plus… » . Je n’ai, par exemple, jamais réussi à tirer de quantités convenables avec un tire-lait manuel. Sans tire-lait électrique double pompage, point de lait. Et j’ai clairement du mal niveau quantités. Je suis rarement au rendement imposé par mes p’tits gloutons. Calcul mental et gestion de stock sont mes alliés quotidiens.
Pour la Framboise, j’ai tenu 3 mois avant d’introduire des biberons de lait industriel.
Pour la Groseille 2 mois.
Je me suis épuisée à chaque fois (au point de faire un malaise en récupérant la Groseille chez sa nounou ==> 2 semaines d’arrêt et début du sevrage)

Car oui, ça épuise de tirer son lait 4 fois par jour (minimum vu mon « rendement »), assurer sa journée de travail et allaiter aussi souvent que possible son bébé, nuit y compris sic. Il faut gérer toute la logistique associée (laver/stériliser le matériel, préparer le nécessaire pour tirer sur son lieu de travail, caler des pauses dans son agenda minuté de la journée, transporter au froid, congeler / décongeler le stock de réserve en fonction de ce que Bébé a consommé…)
Il y a eu un paquet de loupés. Du tuyau, pot ou glacière oubliés à la gestion d’un déplacement professionnel de 2 jours où le tire-lait manuel emporté pour entretenir la lactation (et ne pas exploser !) se casse en deux (on en parle de la honte de devoir expliquer au formateur qu’on sera en retard car on doit courir les pharmacies pour en trouver un autre ??).
Ca épuise, au point d’en pleurer quand on renverse malencontreusement un pot de lait.
Ca épuise quand on pense avoir fini sa journée en se posant à 22h sur le canap’ et qu’en fait, non, il faut encore tirer son lait.
Mais c’est le prix de l’or blanc. Et je suis tenace, surtout quand il s’agit du meilleur pour mes enfants. ;-)

Pour cette reprise, mon objectif est donc de tenir le plus longtemps possible sans m’épuiser.
Reprendre le travail aux 4 mois et demi de Bébé (versus 2 mois et demi) avec un allaitement bien installé, ça aide déjà un peu.
J’ai un tire-lait de compet’ en location… le top du top de chez Medela, mais option « grosse bertha » ! Cette fois-ci, j’ai décidé de le laisser à la maison, et de m’équiper d’un modèle plus compact (et discret !) pour le bureau. Ca m’évitera le look de mulet, à me démettre une épaule matin et soir en transportant la grosse bertha, mon ordi portable, mon sac isotherme et mon sac à main…

Depuis la naissance du p’tit Cassis, j’écume internet à la recherche d’un bon plan : un petit tire-lait électrique efficace et qui ne coûte pas un œil !

J’ai pu lire d’excellents avis sur le tire-lait Natural Comfort de Bébé Confort. Les blogs phares de la blogosphère parentale l’ont reçu en cadeau (Cerise sur le berceau
, Okaasan , Natacha Chouette  , Maman What Else , Maman Chouquette  , Baby meets the world , La mare au canard , Délivrer des livres  ...)

Compact, avec 2 phases d’expression, une bonne force d’aspiration, silencieux, auto-nettoyant et même utilisable en « mains-libres » : sur le papier l’écran, le compromis parfait entre la rolls de Medela (le Freestyle qui coûte un bras) et les « petits » tire-laits pas très puissants de Avent, Nuby, Tigex et compagnie.

Bref, je suis trop une vendue au marketting qui fait bien son travail en passant par les blogueuses, je l’ai acheté.

Et pour moi : déception. Malgré plusieurs essais : 

  • Impossible de tirer plus de 30ml avec ce modèle (alors qu’avec mon tire-lait de location, j’atteignais de bien meilleures quantités).
  • Même au niveau d’aspiration maximal, la puissance est faiblarde (le peu de lait tiré ne faisait qu’aller et venir dans le tuyau et avait beaucoup de mal à tomber dans le biberon)
  • J’ai eu maaal ! (Si vous êtes allergiques au concept de vache laitière et que vous n’avez pas encore quitté cette page, c’est le moment !) Il semble que mes gros seins ne soient pas amis-amis avec la coquille souple ! En gros, quand le tire-lait aspirait, mon gros mamelon était systématiquement plaqué/collé/serré/écrabouillé contre le fond de la coquille! Impossible de dépasser le niveau 2 en force d’aspiration et même à ce niveau, les frottements étaient douloureux. Bref, la coquille était clairement trop petite pour moi (et à mon avis ce n’est pas étranger au fait que je n’arrivais rien à tirer).
J’ai demandé à Grand Amour, mon grand soutien dans mes périodes d’allaitement, de démonter et remonter 3 fois la bestiole pour être sûre que je n’avais pas fait de mauvaise manip’. J’ai persisté une semaine pour laisser une période d’adaptation, pas d’amélioration. Donc mon 95 D et moi, on est tombés d’accord pour que j’arrête de le torturer.

J’ai appelé le magasin où je l’avais acheté…
« Vous l’avez utilisé, je ne vous le reprends pas ! ».   

WTF ? (ou comment en avoir pour 140€ dans les dents). OK, Je comprends un peu la problématique (hygiène, toussa, toussa) mais comment savoir si un tel produit nous convient sans l’essayer ?
« Appelez le SAV ». 

 J’ai expliqué que je n’étais pas persuadée que le SAV puisse faire quelque chose pour moi. Le tire-lait me paraissait fonctionner correctement. Il est effectivement compact, silencieux. Le système de nettoyage est top ! Je crois juste qu’il n’est pas adapté pour moi et ma poitrine opulente. Mon interlocutrice a botté en touche.
J’ai tout de même appelé le SAV. Jamais réussi à les joindre. Après 2 fois 10 minutes de boîte vocale « vous êtes le prochain dans la file… vous êtes le prochain dans la file…. Vous êtes le prochain dans la file... » (il est bavard le premier dans la file !!), j’ai opté pour le mail. Réponse garantie en 48h. Jamais eu de réponse \o/

Ma tête de mule a discutaillé avec mon bonnet D, j’ai retenté 3 ou 4 fois. Toujours aussi peu de lait après la séance de torture.
J’ai rappelé le magasin. La vendeuse était cette fois-ci plus réceptive. « Ramenez le nous, je vous fais un avoir ». En 20 minutes, j’étais sur place ! (j’espère qu’elle n’a pas eu d’ennuis avec sa collègue !).

A quelques jours de ma reprise, je n’avais plus que la grosse Bertha… Je l’ai emmenée au travail les 3 premiers jours. Ce n'est définitivement pas jouable pour moi de m'organiser ainsi. Trop lourde, trop bruyante…
J’ai cassé un peu plus ma tirelire, et grâce à un super bon prix, ici,
j’ai pu acheter le petit frère de la Rolls, aka le Medela Swing Maxi. Je l’ai reçu TRES vite et je ne regrette pas l’investissement (je regrette juste de ne pas l’avoir fait dès mon 1er allaitement) ! Dès la première utilisation, confort et efficacité étaient au RDV. Depuis, j’ai un tire-lait du spécialiste de l’allaitement, et cerise sur le gâteau, double-pompage ( !), pour le travail. Le p’tit Cassis fait le glouton sur ses biberons, je jongle toujours autant avec le congel’ pour les quantités mais ça roule !
Ca swingue même :-)

Pour finir… petite surprise au courrier : un colis de Bébé Confort ! (15 jours après mon mail au service client).


Avec une coque de rechange pour le tire-lait (de la même taille que l’originale ???) et une peluche pour le p’tit Cassis. Je trouve vraiment dommage qu’ils ne m’aient pas plutôt recontactée pour discuter de mon utilisation de leur produit. C’est très gentil à eux finalement mais la coquille ne me servira à rien (et n’aurait rien réglé au problème)… la peluche a cependant été adoptée de suite ! Gros gros kif du p’tit Cassis :-)


PS : cette petite expérience avec ce produit n’engage que moi bien sûr ! Je ne cherche pas du tout à dénigrer, Bébé Confort est une très bonne marque avec des produits de qualité (je suis équipée en cosy, poussette, chaise haute et biberons chez eux, c’est dire !), mais il me semble que le tire-lait n’est pas leur spécialité. Et puis, ça change un peu de lire un avis différent, éloigné du communiqué de presse recopié sur les blogs, non ? Ca n’enlève rien aux qualités du produit, c’est juste qu’il peut ne pas convenir à tout le monde (grosses poitrines s’abstenir ! ;-) )



vendredi 17 juillet 2015

Liebster Award !

Maman Grognon m'a nommée aux Liebster Award!
Pour être tout à fait franche, je n'en avais jamais entendu parler avant son message sur ma page Hellocoton, mais je trouve le principe plutôt sympa (pour moi le blog, c'est du partage!)



De quoi s'agit-il?

Le Liebster Award est une “récompense” un peu particulière puisqu’elle est simplement donnée à la bonne franquette de blogueur à blogueur. Le principe ?
  • Écrire 11 choses sur soi.
  • Répondre aux 11 questions de la personne qui vous a nominée,
  • Taguer 11 blogs qui comptent moins de 200 abonnées facebook (Hellocoton) et leur poser 11 questions,
  • Mettre le lien vers leurs blogs sur l’article,
  • Les tenir au courant de leur nomination,
  • Informer la personne qui vous a nominée que vous avez rempli votre tâche.
Pour en savoir plus, on peut même aller sur leur page Facebook: ici!

11 choses sur moi (et si vous en voulez plus, je vous renvoie vers ce billet):

1. Je suis Sarthoise d'origine, élevée aux bonnes rillettes mancelles et aux 24h... mais pas que! La Sarthe est un magnifique département à découvrir.... D'ailleurs je vous recommande le blog Mamomans :-)
2. Je suis une vraie taupe. Amblyopie, hypermétropie, strabisme (opéré) et astygmatisme, je cumule !
3. Je suis "l'enfant du milieu" d'une fratrie de 3.
4. Mes parents m'ont affublée d'un prénom "original" que j'ai détesté enfant. Je rêvais de m'appeler Marie (mon deuxième prénom).
5. Mes 3 enfants ont des prénoms classiques (voir point 4)
6. J'ai longtemps cru que je finirai seule et vieille fille tellement je suis une naze de la drague.
7. Les 2ème et 3ème prénoms de mes enfants ont été choisis par leurs Parrains et Marraines respectifs. 
8. Je pourrais passer des heures dans une papeterie. J'adore les stylos, les cahiers, les carnets... leur odeur de neuf. Les courses pour la liste de fournitures scolaires? C'était mon grand kif quand j'étais gamine.
9. L'un de mes plats préférés enfant était ce que Maman appelait "la miétée" : des morceaux de pain sec trempés dans du lait avec un peu de sucre. Ma madeleine de Proust.
10. Je suis la reine des rêves farfelus (je vous parle de celui où j'apprends que je suis adoptée et en réalité... la fille biologique de Mac Gyver?)
11. Je passe de meilleures nuits depuis que notre 3ème enfant est né. Ca surprend tout le monde mais c'est vrai ! La Groseille fait ses nuits depuis la naissance de son frère... et après 3 ans et demi de nuits pourries, ça n'a pas de prix! Alors un ou 2 réveils du p'tit Cassis par nuit, c'est presque trop facile...

Mes réponses aux 11 questions de Maman Grognon :

1. Depuis quand as tu créé ton blog?
J'ai créé mon blog en novembre 2012, dans une période un peu difficile où j'avais besoin de m'épancher (blog therapy bonjour...)

2. De quoi parle ton tout premier article?
Si j'exclus le tout premier qui dit "coucou, je créé un blog", le 1er vrai billet parlait d'un livre de littérature jeunesse "Petite soeur Grande soeur"

3.Quel est le dernier blog que tu as découvert? De quoi parle-t’il?
Je l'ai découvert via Hellocoton, c'est le blog "5 in the US", qui relate les aventures d'une famille qui a vécu quelques années aux USA en tant qu'expatriés avant de revenir !

4. Lecture ou tv?
Lecture !

5. Crèche, nounou ou maman au foyer?
Crèche, nounou... et Mamie. J'ai repris le travail après chacun de mes 3 congés maternité et on va dire que j'ai testé pas mal de modes de garde ;-)

6. Bio ou non?
Un peu, mais pas trop. En fait, je suis plutôt BON.

7. Un animal domestique?
Oui, un chat !

8. Ton plat préféré?
Je suis très bec sucré, j'adore les desserts... Mais si je ne devais choisir qu'un plat salé je dirai les tagliatelles au saumon fumé

9.Ville ou campagne?
Campagne, mais pas trop loin de la ville ! J'ai grandi dans un petit village à 10 km d'une "grande" ville, j'ai apprécié vivre en ville dans ma période étudiante et le début de ma vie active mais j'ai très rapidement eu envie d'un peu plus de nature... sans complètement m'éloigner de la civilisation. Bref, je suis une fille de compromis ;-)

10. Une envie de voyage? Quelle destination?
Oh que oui... Je rêve de l'Islande en ce moment...

11. Parle moi de ton métier.
C'est un peu compliqué... je vais changer de poste après une période de flou artistique autour de mon dernier congé maternité. En gros, je bosse dans l'industrie agro-alimentaire et au quotidien je parle planning de production, gestion de stock, logistique, livraison client, nouveaux produits et approvisionnements....

Allez, à mon tour de jouer au jeu des nominations:
2. Beatrick 
11. Odrai 

Et voici mes questions :
1. Quel est le premier mot qui traverse ton esprit là, maintenant?
2. Quel est ton endroit préféré sur Terre?
3. Thé ou café?
4. Quel est le dernier livre que tu as lu?
5. Quel a été ton voyage le plus inoubliable?
6. Que rêverais-tu de faire sans avoir encore jamais osé?
7. Cite le nom d'une personne qui t'inspire.
8. Quel est ton chocolat préféré?
9. Quel est ton mantra, ta devise?
10. Quel est ton fruit préféré?
11. Un blog : pour quoi faire?


lundi 13 juillet 2015

Fête d'anniversaire licorne - les 6 ans de la Framboise

Ceux qui me suivent sur Instagram le savent déjà, nous avons fêté (il y a 3 semaines déjà, hum hum... on ne parlera pas rythme de publication aujourd'hui d'accord?) les 6 ans de la Framboise avec quelques uns de ses camarades de classe.
Sans surprise, elle a choisi un thème "licorne". Rien d'étonnant, elle ne vit que par les licornes et chevaux...
Nous avons donc animé un après-midi autour de ce thème pour 8 enfants... et nous avons survécu !

Au programme :
 - un atelier de décoration de sablés. J'ai déniché sur Sweet Party day un chouette emporte-pièce licorne. En bonne fan de pâtisserie, j'ai pas mal de choses pour décorer les gâteaux dans mes placards.  Un peu de chocolat fondu, noir et blanc, des vermicelles de toutes les couleurs et voilà ! J'ai juste racheté un peu de pâte à sucre et des feutres alimentaires, qui ont beaucoup plu.






Les enfants étaient très concentrés sur leurs sablés et ont été très créatifs! Comme je m'y attendais, la majorité a refusé de manger les sablés au goûter, ils sont donc repartis avec leurs sablés à la fin de la journée!

- un "jeu de la licorne" sur le même principe que "la queue de l'âne" sauf qu'il s'agit de placer à l'aveugle... la corne de la licorne !


Ce jeu n'occupe pas plus de 15 minutes mais ce sont 4.50€ bien dépensés, les enfants ont beaucoup aimé!

- une piñata... licorne bien sûr !
C'était la première fois que nous en achetions une. Nous l'avons remplies de petits lots : gommes licornes, petits blocs notes animaux, crayons animaux, aspergeurs et sucettes cerise.
Le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est une animation qui plaît et qui dure un peu puisque les enfants ont tous pu passer 2 fois pour taper sur la bestiole avant qu'elle ne cède son butin !




- le traditionnel atelier tatouages, qui marche toujours du tonnerre.
- un coloriage géant, que j'avais mis à disposition. Les enfants l'ont assez peu investi, ils ont préféré les jeux d'eau qu'on a improvisé avec la chaleur de l'après-midi. Ils ont pu utiliser leurs petits aspergeurs et on a rempli quelques bombes à eau tirées du placard :-)

Côté goûter, j'avais repéré chez Jujube, un magnifique gâteau arc-en ciel en smarties.
Ma réalisation a été moins glorieuse... Terminé la veille vers minuit, le gâteau s'est écroulé dans la nuit alors qu'il était au frais ! Nous avons réparé les dégâts du mieux possible mais il faisait clairement trop chaud pour ce type de gâteau... Les enfants n'y ont vu que du feu cependant!
Pour compléter le buffet : des muffins aux pépites de chocolat blanc et noir, des bonbons bien sûr et des fruits frais, famille fruitée oblige ;-) !







Pour la déco, j'ai trouvé chez Babou une nappe en papier, des assiettes en cartons et des gobelets ROSES, avec une jolie princesse et son poney dessus. Pas tout à fait dans le thème mais comme c'est tout ce que la Framboise aime, j'ai pris quand même.
Nous avons une nouvelle fois misé sur les ballons mylar gonflés à l'hélium qui plaisent à coup sûr (achetés sur e-bay, je ne retrouve pas le vendeur mais de mémoire, les étoiles sont vendues 1€ et les coeurs-licornes, 1.40€).
Puis j'ai ressorti les bouteilles achetées l'an dernier chez my sweet boutique. Elles ne feront malheureusement pas une 3ème année. Grand Amour croyant bien faire les a mis à laver au lave-vaisselle, elles en sont ressorties toutes déformées :-(

Le buffet a été dévalisé, et pour une fois, il est resté peu de gâteau (d'ordinaire, ils n'ont plus faim après les fruits et les bonbons!).
Il faut dire qu'on a un peu triché avec tous ces smarties collés dessus :-)

C'était encore une bien belle fête... Les enfants ont été adorables, l'après-midi est vite passé (merci l'atelier de sablés qui les a occupés 45 minutes facile!).
La Framboise avait des étoiles dans les yeux le soir... et la Groseille ne nous parle que de SA fête depuis... Et oui, elle va fêter ses 4 ans cette année, et ce sera donc sa toute première fiesta avec ses copains !

Quand je pense que bientôt, j'aurais 3 fêtes par an à organiser avec celles du p'tit Cassis... heureusement que j'aime ça ! :-)



vendredi 26 juin 2015

La vie rêvée des blogs

Je réfléchis depuis dimanche soir à écrire un commentaire pertinent sous l'article de Virginie. Parce qu'il m'a drôlement interpellée.
Je suis des blogs et des comptes instagram superbes. J'adore voir ces jolis intérieurs, ces pièces de créateurs... qui sont clairement au dessus de mes moyens. Je rêve parfois de m'offrir le même tapis, la même poussette, les mêmes coussins, la même théière... de refaire la déco de la chambre de mes enfants et de leur offrir de beaux voyages. 
Bref, ils m'envoient du rêve et ça fait parfois du bien.
Mais force est de constater que ça frustre un peu aussi, de savoir qu'on n'aura jamais cette vie là.
Je suis pourtant loin d'être à plaindre. J'ai regardé mon compte IG avec un oeil neuf du coup.
Et je me suis aperçue que moi aussi, à mon niveau, je ne montre que ce que je veux bien montrer, et que je "parais" sans doute plus aisée que je ne le suis réellement.
Pourquoi choisir de montrer les tenues achetées chez Sergent Major (OK c'est pas du Bonton non plus...) plutôt que les basiques de chez H&M?
Pourquoi mettre en avant les 3 jolis coussins d'une sympathique créatrice que j'adore alors que j'en ai une demi-douzaine d'autres achetés chez Babou, Gifi et compagnie ?
Pourquoi ne pas préciser que le restau un peu chic, c'est juste 2 fois par an?
J'ai pourtant tendance à fuir les blogs qui ne font que vitrine, ces univers qu'on sent à des kilomètres un peu trop éloignés de la réalité de la vraie vie de son auteur(e)...
En même temps, la vie banale et ordinaire n'est pas forcément passionnante à voir et à lire...
Où se trouve donc l'équilibre, entre le rêve et la vraie vie?
Ajoutez à ça les cadeaux des marques qui utilisent les blogueurs pour nous vendre leur rêve et vous comprendrez que j'ai du mal à placer le curseur...

Trève de réflexions philosophiques, je vais vous parler de vraie vie et de ce marronnier qu'on voit sur beaucoup de blogs ces jours-ci : les cadeaux de fin d'année aux maîtres, maîtresses et ATSEM...
J'ai écumé la semaine dernière certains de mes blogs chouchous, les mêmes idées reviennent souvent... et il faut de nouveau avoir des moyens que je n'ai pas pour dépenser 20€ dans un mug alors qu'on a 5 cadeaux à faire (2 ATSEM + 3 enseignants).
J'ai donc fait simple et classique, la VRAIE vie avec mes VRAIS moyens quoi... 

















Succulentes en pots, décorés par les p'tits fruits et tablettes de chocolat.

3€ la succulente
Les pots et le gravier viennent du garage (reste du baptême de la Groseille), mais ça ne coûte pas grand chose chez Casa.
3.50€ la tablette de chocolat chez Jeff de Bruges, et on les "habillera" des superbes emballages de Minireyve.